Penser en groupe

Les groupes se sont formés progressivement, suite à des réflexions émanant du CA, et présentés en assemblée générale. Il était en effet temps de penser l’avenir du RAT dans l’évolution sociopolitique d’aujourd’hui et de demain. Il semble que le RAT soit reconnu pour la singularité de son objet social.

L’accompagnement et le soutien des travailleurs de première ligne et des médecins généralistes (via les formations et supervisions) semblent être les points forts du RAT, au-delà de son travail clinique proprement dit.

Cependant, dans le contexte actuel d’évolution de la médecine générale à Bruxelles, il était pertinent de remobiliser les membres du RAT pour avoir une réflexion aboutie sur la place de ce dernier dans ces changements. Comment prendre sa place de soutien dans sa complémentarité et dans la transdisciplinarité ? Comment mettre en avant les différences et les complémentarités professionnelles des AS du RAT et des AS des Maisons Médicales, dans une institution qui porte elle aussi ses valeurs et ses objectifs propres ? Comment le médecin pourrait être soutenu par une position institutionnelle, celle de la MM, et être également au sein du RAT ? L’idée étant de laisser la liberté clinique à chaque médecin tout en le soutenant dans sa pratique, dans son institution.

Pour ce faire, nous avons mis sur pied deux groupes de travail :

Groupe 1 – «Quelle place pour les généralistes dans l’institution comme experts de la médecine générale?» ; idée de créer un comité scientifique qui pourrait être sollicité par le CA et/ou l’équipe sur des questions de fond dont eux ont l’expertise. L’objectif de ce groupe serait de réfléchir à cette question, définir cette nouvelle instance, ses objectifs, son articulation dans l’organigramme, ses pouvoirs et ses limites, son fonctionnement.

Groupe 2- Le paysage de la médecine générale de 1ère ligne s’est bien modifié, beaucoup de médecins généralistes pratiquent aujourd’hui en association, mono ou pluridisciplinaire, en Maison Médicale. Notre association devrait s’ouvrir à ces nouveaux modes de pratique, travailler la complémentarité, surtout avec les MM ayant un travailleur social. Comment développer cette ouverture ? Le CA a pris l’initiative de solliciter 1-2 personnes ressources extérieures, non médecins, dans le secteur des MM (par exemple des travailleurs sociaux).

Le groupe 1 est constitué de Maytham Abdul Latif (MG à la Free Clinic) Michel Roland (directeur de MdM), Safi Diallo, Patricia Cornejo (MG à Anderlecht), Jean-Marc Bouttefeux, Caroline de Laminne et Frédérique Cox.

À ce jour, le groupe 2 est constitué de Mima De Flores (MG à la maison médicale Les Primeurs), Marie Deraux (MG à la maison médicale La Perche), Lili Valcque (AS à la maison médicale du Botanique), Julie Catala (MG à la maison médicale du Botanique) et moi-même (AS du RAT consultant à la maison médicale La Perche).

Les deux groupes se sont déjà rencontrés une fois pour lancer les réflexions, l’un des objectifs étant, bien sûr, de mener à bien ces réflexions et perspectives d’avenir, et de pouvoir éventuellement en faire un outil de travail lors du colloque annuel du RAT.

 

Par Virginie Desmet