La zone de confort n’est pas la seule zone

Nous avons déjà tous entendu parler de la zone de confort. Nos habitudes, notre quotidien, notre cercle de fréquentations,… la constituent. C’est l’ensemble de notre univers connu et exploré, de notre monde à nous. C’est un espace familier dont on connaît les limites et qui nous est propre. La zone de confort peut également comprendre des éléments désagréables, voire violents, mais pourtant on s’y réfugie quand tout va mal, on s’y enfonce, on s’y engouffre, on s’y enlise. On s’y sent bien. On la protège bec et ongles dès qu’on la sent menacée; elle est pour nous devenue vitale. On s’y accroche. On s’y vautre dans la quiétude d’une ronronnante et rassurante « routine »…

Et après ?

Au-delà de la zone de confort, se trouve la zone d’apprentissage. C’est là que l’on observe, expérimente, compare, apprend et apprécie ; c’est là que l’on élargit son point de vue, que l’on fait de nouvelles rencontres, que l’on voyage, que l’on se « nourrit ».  Certaines personnes se limitent à leur zone de confort, alors que d’autres prêtent naturellement attention à leur zone d’apprentissage et tendent à s’épanouir. Mais il reste encore une étape à franchir…

Les expériences qui nous tentent, mais qu’on n’ose pas tenter

La dernière « zone » porte plusieurs noms, car elle peut être considérée de plusieurs façons (tel le verre à moitié plein/vide). Ainsi, certains la voient comme la zone de panique, où l’on risque de perdre tout ce que l’on possède ou pire, se perdre soi-même. D’autres la voient comme la zone fantastique, où tout est possible puisque nous ne nous y sommes pas encore rendus.

C’est une zone dans laquelle nous n’avons aucune expérience, ce qui est l’opposé de notre zone de confort. Nous sommes tiraillés entre une tension émotionnelle (la peur d’échouer, de quitter notre zone de confort, du ridicule, de ce que les autres penseront,…), qui nous tire vers notre zone de confort, et une tension créative (motivation, espoir,…) qui nous tire vers l’extérieur, vers la zone d’apprentissage et la zone de l’inconnu. Ces deux tensions s’opposent et c’est en imposant notre motivation (créative) à nos peurs (émotionnelles) que nous pouvons avancer sereinement dans cette dernière zone, croire en nous-même et ouvrir les yeux sur un avenir insoupçonné.

Pour conclure

On pourrait considérer ces zones comme des sortes d’étapes à franchir, mais ça n’est pas le cas. L’idéal est à mon sens de trouver un équilibre serein, un « rythme de promenade » entre ces différentes zones, et de garder à l’esprit qu’elles évoluent constamment – ce que nous aussi, consciemment ou non, nous faisons.

 

Par Bryce Vandystadt

 

Source d’inspiration: Iknowation: « Do you dare to dream?«